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 Libre ¤ Liam McCandless ¤ Michelle Buswell

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Date d'inscription: 19/04/2010


MessageSujet: Libre ¤ Liam McCandless ¤ Michelle Buswell   Dim 9 Jan - 22:51


© Inconnu.
MCCANDLESS Liam_



feat Michelle Buswell © Inconnu

    †Autres prénoms :Rosalie James

    †Date et lieu de naissance : Vingt-et-un décembre 1637 à Port-Royal

    †Age :Vingt-trois ans

    †Avatar : Négociable

    †Métier : Contrebandière, met en place un trafic d'opium à petite échelle.


    †Caractère : Orgueilleuse ; prétentieuse ; présomptueuse. Morbide ; intrépide ; vide. Naïve ; impulsive ; pensive. Manipulatrice ; dominatrice ; actrice.

    †Niveau social :N'est pas à la rue. Mais pas non plus des plus respectable.



Histoire_



    Une personne peut-elle vraiment naître mauvaise ? Je ne pense pas. On ne naît pas mauvais, on le devient. Et il en va de même pour la belle Liam...

    Son père, Curtis McCandless était un aristocrate Anglais. Une toison blonde, des yeux bleus, les airs suffisants, le parfait stéréotype de l'homme riche. Il s’est marié à une femme de bonne condition, toute aussi typée, Helena. La jeune fille qui naquit de cette union était le portrait craché de son père, hormis ses yeux, ceux de la mère. Rosalie Liam James McCandless. Ils étaient riches, beaux, et la vie déjà toute tracée de la petite Rose aurait pu être belle.

    Voilà pour la forme. Les belles apparences qu’on offre au public.

    Ce qu’il ne sait pas, c’est que l’union des deux parents a été arrangée. Mariage à fric, comme certains disent. Et que la mère est lesbienne. Frigide, l’intimité sèche à ses caresses, les coups de reins ne lui décrochant pas un seul soupir de plaisir. Et elle ne prenait même pas la peine de simuler. Pourtant, Curtis en était tombé amoureux, fou d’elle. Fou de tout. Et puis, il arriva ce qui devait arriver. Un ventre rond, qui grossissait, finissant de provoquer le dégout de Helena pour son mari. Mais lui, l’aima encore plus. Bien plus qu’un homme normal.

    Le vingt-et-un décembre, des hurlements déchiraient la nuit. Tout le monde sauf elle se taisait, car ils avaient tous compris. La naissance avait deux mois d’avance, et la jeune femme hurlait de douleur, douleur qui la déchirait de partout. Personne n’avait encore le moindre espoir pour l’enfant… Curtis baisait les lèvres, les doigts, l’épaule de sa femme, la gardant auprès d’elle, la protégeant. Il voulait la libérer, lui épargner cette souffrance de martyr.
    Mais il ne put rien faire… Ni lui, ni les médecins, ni les médicaments douteux qu'on lui injectait. Et la vie se brisa en elle, alors qu’on l’arracha des bras de son mari pour la faire accoucher d'urgence. On a tout fait pour sauver l’enfant précoce, mais quoi qu’il puisse arriver, rien n’aurait put changer le fait que cette soirée d'hiver provoquerait la déchéance des McCandless. Car, à l’inverse de ce qu’on aurait pu croire, le bébé parvint à sortir des entrailles de la mère. Mais elle, poussa un hurlement de douleur, qui se mua en râle d’agonie. Pour finalement, s’éteindre dans son propre sang, et sa transpiration. Malgré la répulsion qu’elle avait pour l’enfant, elle s’était résignée à lui donner sa vie. Helena s’était convaincue que les choses se passeraient ainsi, et alors elle a tout fait pour que l’enfant puisse s’en sortir. Quelque part, elle s’était laissée partir, se délivrer de la douleur qui la brûlait… Ses dernières heures de vie lui ont permit d’apprendre à aimer un enfant, qu’elle a haït pendant sept mois.

    Et sa fille eut les répercutions de sa naissance toute sa vie. Son père, aussi. Mais cette première a grandi, belle et douce. Alors que Curtis, brisé, et déchiré, anéanti, ne se remit jamais de l’idée que Rosalie a tué la femme qu’il aimait plus que sa propre vie.
    Elle avait vécu sous l’indifférence totale. Oh oui, elle était choyée. Gâtée. Il l’aimait dans les apparences, lui apportait ce qu’elle demandait. Mais elle mûri sans l’amour de ses parents, sans rien. Perdue, sans repères. Alors que fait un enfant abandonné psychologiquement ainsi ? Elle se crée son propre monde. Ses règles, ses choix. Alors que les autres fillettes abordaient fièrement leurs bouclettes et leurs parures à dentelles, Rose se coupait systématiquement les cheveux jusqu'aux épaules. Longueur minimale acceptée. Et appelez moi Liam, mon second prénom. Un esprit d'homme dans un corps de poupée. Si en journée elle devrait assumer sa féminité naissante en serrant son torse par des bustiers, ou des larges jupon à dentelle, elle se réservait plusieurs nuits à déambuler dans les rues vêtue comme un garçon. Faisant juste attention à ce qu'on l'approche pas trop, tout passait à merveille, gambadant librement... Dans un pantalon et une chemise large. Pouvoir respirer et se mouvoir comme elle le souhaitait, ne serait-ce que quelques heures.
    Elle n’avait que douze ans à l’époque, mais ce n’était rien par rapport au monstre qu’elle devint. Car si avant, elle avait une retenue, un événement finit de détraquer son esprit. Car elle avait essayé d'aimer son père. Il ne restait que lui, alors autant s’accrocher. Mais plus elle grandissait, plus l’amertume de Curtis devenait un véritable poison.
    Alors, le jour où elle atteint la majorité, cet homme de grande stature autrefois fut prit d’un éclair de folie. Qui perdura. Ce premier jour fut juste la première pelleté de la tombe qu’on creusait à Rosalie. Et qu’on creuse encore jusqu’en enfer.

    On lui avait sauvée la vie au détriment de celle de sa mère. Peut-être n’aurait-on jamais dût faire cela. Et la laisser elle, vivre…

    Elle gémissait, il frappait. Plus elle pleurait, plus son courroux augmentait. Alors, les yeux fermés, elle subissait, les lèvres plissées. Son doux visage devenait une gueule d’enterrement taillée par le couteau d’un sculpteur violent, il en manquait des morceaux. Pour que ça souffre et suppure un peu plus à chaque fois. Cela allait-il s’arrêter ? Quand ? Cela dura des années. Le corps frêle de Rose était coloré, tordu, son visage disgracieux. Pauvre petite chose.
    Elle trainait de plus en plus dans les rues, rentrant parfois au petit jour avant qu'on ne vienne la réveiller. Bien sur, après avoir traversé le port, longé les grandes rues, elle finissait toujours par tomber dans des ruelles plus sombres, malfamées, les boutiques vendant toutes sortes de substances, les bordels... Et cette fumée à l'odeur si différente que celle du tabac ordinaire. En se renseignant auprès d'un marchand, elle apprit ce qu'était l'opium. Pour quelques pièces, il lui donna sa première dose. Un contrebandier n'a que faire de l'acheteur, après tout... La douce envolée narcotique. L'oubli de son père, l'envolée totale. Et c'est ainsi qu'elle grandit. Volant presque chaque semaine de quoi de procurer sa dose, elle allait voir le même homme.
    Mais à un moment, la douleur ne suffit plus à calmer Curtis. Il voulait plus, de cette fille devenue femme, qui le regardait de la même manière que celle qu’il a jadis aimé.

    Il a attendu cinq ans, jusqu’aux vingt-deux ans de cette femme. L’âge de mort de la sienne.

    Que fait un homme ? Qui, entre l'être humain et l'animal ne sait pas faire la différence, que fait-il ? Il ira voir sa fille qui est belle et jeune. Et après comme un chien, il s'accouplera avec sa propre chair et son propre sang.

    Que fais-tu ?
    Que ressens-tu ?
    Qu'est-ce que tu es ?
    Juste un animal.
    Un Animal…

    Un chandelier gisait à côté. Elle avait finit de se débattre, Curtis l'avait assommée. Le corps voluptueux de Rose à moitié nue gisait à ses pieds. Ses jambes galbées légèrement ouverte, sa petite poitrine qui soulevait une chemise trop peu féminine, l’invisible pointe de ses tétons… Il savait qu'elle était toujours vivante, elle respirait sans problèmes. Le jupon relevé, le pantalon rabaissé, il se pencha sur elle.



    Douleur... Une piqûre au bras, celle-ci se taisait. Nuage de brume, ses yeux ne s'ouvraient pas. La bouche pâteuse, elle les entendait. Une chance qu'elle était vivante. Retrouvée dans la rue. Répudiée par le lord McCandless. Plus rien à tirer d'elle...
    Plus tard, on lui raconta ce qui c'était passé. En apprenant que sa fille se droguait, son père l'a jetée à la rue. Un mendiant l'aurait pour la violer, et la laisser pour morte, avant de se faire recueillir et soigner par Selwyn Robinson, un aubergiste qu'elle connaissait de réputation. Et elle le croyait, ne se souvenant de plus rien. Certains appellent ça des souvenirs refoulés...

    Et c'est à partir de ce moment que sa vie bascula totalement. Elle abandonna son prénom, se présentant exclusivement sous celui de Liam. Que pouvait-elle faire pour remercier l'aubergiste ?
    Aujourd'hui, il l'a placée sous l'aile d'un couple tenant une boutique pour leur propre compte, un simple magasin de plantes médicinales. Mais la nuit, ils envoient toujours un homme vendre... Des plantes un peu plus spéciales. Et maintenant, cet homme s'appelle Liam. Sa spécialisation dans le trafic d'opium lui permet de tirer un pourcentage des ventes pour vivre par elle-même, et ne plus se servir pour s'acheter se dont elle a besoin.

    Arpentant encore entre les rues de Port-Royal, elle sera pour vous une douce compagnie, si vous parvenez à courtiser le poison.





Relations


Spoiler:
 



© Liam
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